Etape 17 : Saint-Jean-de-Maurienne > Morzine-Avoriaz

Etape 17 : Saint-Jean-de-Maurienne > Morzine-Avoriaz
Etape 17 : Saint-Jean-de-Maurienne > Morzine-Avoriaz
Victoire de Flyod Landis
Bravo à Moreau pour sa belle 3éme place!

Complètement fou. Au lendemain de sa spectaculaire défaillance, Floyd Landis a réussi un incroyable numéro jeudi pour s'imposer en solitaire à Morzine. Au général, l'Américain n'est plus qu'à 30 secondes d'Oscar Pereiro, qui a sauvé son maillot. Carlos Sastre est deuxième, à 12 secondes. Sidérant.

O
n croyait avoir tout vu dans ce Tour de France. On avait tort. Jeudi, la dernière étape de montagne a offert un nouveau rebondissement complètement inattendu. Un de plus. Les retournements de situation sont si nombreux dans cette Grande Boucle, que si un scénariste avait écrit l'histoire de ces trois dernières semaines, personne ne la trouverait crédible. La réalité est pourtant la suivante: Floyd Landis, totalement en déroute la veille vers La Toussuire, a ressuscité à Morzine pour signer une victoire majuscule, de celles qui vous marquent une carrière, une vie.

Ce Tour qu'il semblait avoir perdu en lâchant dix minutes 24 heures plus tôt, l'Américain est à nouveau en position de le gagner. Certes, il n'est encore que troisième du classement général, soit un recul d'une place par rapport à l'entrée dans les Alpes. Mais il ne compte que 30 secondes de retard sur Oscar Pereiro, toujours maillot jaune, et 18 sur Carlos Sastre. Landis est un bien meilleur rouleur que les deux Espagnols. En toute logique, il devrait donc les croquer lors du chrono décisif du Creusot, samedi. Encore que la logique...

Une odyssée désespérée

Qui pe
ut affirmer qu'elle sera respectée samedi, alors qu'elle ne cesse d'être bafouée depuis dix jours? L'exploit de Landis en est le meilleur exemple. Rejeté à la 11e place du classement général, à plus de huit minutes de la tête, le Pennsylvanien n'avait plus rien à perdre, puisqu'il avait déjà tout perdu. Il s'est alors lancé dans une odyssée désespérée, jouant le tout pour le tout. Dès le pied du col des Saisies, première difficulté du jour, il a mis à contribution son équipe. Les hommes de la Phonak ont ainsi imprimé d'entrée un rythme très élevé, avant que Landis, en personne, ne fasse exploser le peloton.

Suivi d
ans un premier temps par Andreas Klöden, Carlos Sastre et Denis Menchov, il s'est ensuite retrouvé seul. Face à lui-même. Face à tous les autres. Face à l'histoire. Un formidable coup de panache, qui eut d'abord le mérite de l'effet de surprise. Reprenant un à un les membres de l'échappée initiale, Landis n'a cessé de creuser l'écart sur le peloton maillot jaune, qui a sans doute eu le tort d'enclencher la poursuite trop tard. En bas de la descente du col de la Colombière, l'écart se chiffrait à plus de neuf minutes ! L'Américain était donc virtuel maillot jaune.

Sastre a cru au maillot

L'a
lerte devint suffisamment sérieuse pour que, enfin, les Caisse d'Epargne et surtout les CSC se mettent à hausser le ton. Si bien qu'au pied de Joux-Plane, juge de paix de l'étape, l'avance de Landis, encore accompagné du T-Mobile Patrick Sinkewitz, avait chuté à six minutes. C'est alors que le vainqueur de Paris-Nice devint proprement sidérant. Malgré sa longue échappée, il est parvenu à ne rien perdre, ou presque, sur ses rivaux. Seul Carlos Sastre, parti dès les premiers lacets, a réussi à grignoter une partie son handicap, pour basculer avec cinq minutes de retard dans la descente, dans laquelle il s'est ensuite montré trop craintif.

Résu
ltat, à Morzine, l'Espagnol de la CSC coupait la ligne 5'42" après Landis, dont le poing rageur en disait long sur son orgueil. Suffisant pour permettre à Sastre de devancer encore Landis de 18 secondes au général. Mais trop peu pour enfiler le premier maillot jaune de sa carrière, car Oscar Pereiro, à la limite de la rupture, a sauvé sa peau et sa première place. A 72 heures du dénouement, il peut encore rêver. Avec trois coureurs en une demi-minute, ce Tour 2006 s'avère en tout cas aussi indécis qu'espéré. Il le sera jusqu'au bout.

Moreau mieux que Dessel

Le
Tour n'est pas davantage joué à Morzine qu'il ne l'était à la Toussuire ou à l'Alpe d'Huez. Le champ des prétendants continue cependant de se rétrécir. Pendant que Landis revenait dans le jeu, Andreas Klöden est sorti du podium. L'Allemand, décevant, est toujours à 2'29" de Pereiro, mais à la quatrme place. La victoire semble aujourd'hui illusoire pour l'Allemand. Même le podium sera compliqué à décrocher, même s'il a des arguments à faire valoir dans l'effort solitaire. Reste que les T-Mobile donnent encore le sentiment d'avoir laissé passer leur chance. Comme (trop) souvent.

Le rêve s'est également bripour Cyril Dessel. Au courage, il s'est accroctant qu'il a pu dans Joux-Plane, avant de coincer sévèrement dans les quatre derniers kilomètres. Comble de malchance, une chute dans la descente a accentué son handicap. Il recule au septième rang au général, à 4'24" du maillot jaune, juste devant son compère de chez AG2R Christophe Moreau, beaucoup plus en jambes que lui cette fois. Superbe troisième de l'étape derrière Landis et Sastre, le Belfortain finit fort. Il doit presque regretter de tourner le dos aux Alpes...

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 11:38

Etape 16 : Déclarations

Etape 16 : Déclarations
Etape 16 : Déclarations

Oscar Pereiro (Esp, Caisse d'épargne) : "Au fur et à mesure de l'étape, j'étais de mieux en mieux. Je savais qu'il était possible de reprendre le maillot jaune. Hier, ce n'est pas le cas. Floyd Landis était le plus fort. En ce qui concerne la suite, il faut être prudent. Demain, sera un autre jour. Aujourd'hui, je suis très heureux. C'est tout. Mais il est vrai que ce Tour de France est étrange pour moi. C'est incroyable. J'étais venu pour travailler pour Alejandro Valverde. Aujourd'hui, j'ai le maillot jaune. C'est bizarre."

Cyril Dessel (Fra, AG2R) : "Il est clair qu'aujourd'hui l'étape était très difficile. Et ceci d'autant plus que dans le final, Floyd Landis n'était plus là. Les T-Mobile se sont mis à rouler et ont imprimé un train d'enfer. Le général s'est peut-être joué en partie aujourd'hui. Pour ce qui est de mon cas personnel, j'ai senti qu'il y avait quelque chose à faire. Je suis allé au bout de mes limites, au bout de moi-même. Je dois dire que Christophe Moreau a fait un travail exceptionnel pour moi. Sa roue m'a permis de repousser mes limites et de conserver une place au général. Mais c'était vraiment difficile. Etre quatrième ce soir, c'est un rêve."

Frank Schleck (Lux, CSC) : "Cette situation est parfaite pour nous. C'est la meilleure possible. Lors de la première semaine, on est resté en retrait mais c'est plutôt logique puisque les étapes étaient faites pour les sprinteurs. Ces deux derniers jours, on a mis des gars devant. Ce Tour de France, on ne l'a pas démarré doucement. On a gardé de l'énergie. C'était tactique."

Bjarne Riis (directeur sportif de l'équipe CSC) : "Nous sommes très contents. L'équipe a fait une belle étape avec Carlos Sastre. On est resté tranquille jusqu'à la dernière montée. Il a été très courageux. Ce soir, la situation est intéressante pour nous. On a de belles possibilités d'ici la fin du Tour mais, attention, il faut rester prudent et calme. En ce qui concerne l'étape de demain, tout est possible. Si on peut attaquer, on le fera."

Hans Michael Holczer (directeur sportif de l'équipe Gerolsteiner) : "Levy Leipheimer a essayé et c'est le plus important. Malheureusement, ça n'a pas marché. C'était un coup de poker mais il devait faire cela. Ça n'a pas payé, tant pis. Pour ce qui est de Floyd Landis, je ne m'attendais pas à ce qu'il connaisse une telle défaillance. Ça fait toujours bizarre lorsque ça arrive."

Mario Kummer (directeur sportif de l'équipe T-Mobile) : " On voulait tenter quelque chose dans le dernière montée. Andreas Klöden allait bien. Rogers et Mazzoleni étaient là pour lui. Il fallait aider Andreas à revenir. On a été surpris que Floyd Landis soit lâché aussi vite."

Axel Merckx (Bel, Phonak) : "On a bien travaillé, le cyclisme est un beau sport. Floyd Landis a une défaillance dans la dernière bosse, ça peut arriver à n'importe qui. Floyd est un ami, et je suis donc très triste pour lui. Mais ce n'est que du sport. Il y a des choses plus graves dans la vie. On va essayer de lui remonter le moral. Ce matin, il ne donnait pas l'impression d'être mal ou d'être dans un mauvais jour. Encore une fois, la défaillance peut arriver à n'importe qui, n'importe quand."

Johan Bruyneel (directeur sportif de l'équipe Discovery Channel) : "Je n'ai plus d'espoir pour le classement général. Et ceci depuis les Pyrénées. Maintenant, on ne vise que les victoires d'étape. Hier et aujourd'hui, on a placé des gars dans les échappées mais ça n'a pas marché. Ils ont fait de leur mieux. Et c'est ça le plus important. Finalement, je ne suis pas si surpris de ne pas concourir pour la victoire finale. On aurait bien aimé mais c'est une année de transition. Notre leader est parti."

Carlos Sastre (Esp, CSC) : "J'ai vu que Floyd Landis n'allait pas bien. Il souffrait. A ce moment, je n'ai pas réfléchi et j'ai tenté ma chance. Je ne devais pas laisser passer ça. Aujourd'hui était important mais demain est un autre jour. On verra bien comment va se dérouler la suite."

Andreas Klöden (All, T-Mobile): "Il faut voir comment j'aurai récupéré. Mais, si on a l'occasion d'attaquer, il faudra la saisir. Mon retard sur Pereiro (2 min 29 sec) est trop important pour que je puisse le reprendre dans le contre-la-montre de samedi. Il me faut récupérer du temps. C'est dommage qu'on lui ait donné une demi-heure à Montélimar."

# Posté le mercredi 19 juillet 2006 14:04

Les retardataires repêchés

Les retardataires repêchés

Tous les coureurs qui ont franchi la ligne d'arrivée de la 16e étape du Tour de France, à La Toussuire, ont été classés dans leslais qui ont dû être toutefois revus à la hausse.

Fa
ce à cettecatombe, le jury des commissaires a appliqué un article du règlement qui prévoit de relever lelai imparti, en accord avec la direction de l'épreuve, lorsque plus de 20 pour cent des partants risquent l'élimination. Leslais ont été portés de 12 à 14% (soit 47'03") par rapport au temps du vainqueur.

s lors, les 147 rescapés peuvent poursuivre la course. Dans le peloton qui a ralll'arrivée avec un retard de 44'01", figuraient notamment l'Australien Robbie McEwen, porteur du maillot vert, et de nombreux autres coureurs de premier plan (Garzelli, Ballan, Pozzato, Gilbert, Geslin, Voigt, Zabel, Chavanel, Freire, Hushovd, Voeckler, Brard, etc).
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 13:59

Etape 16 : Bourg d'Oisans > La Toussuire

Etape 16 : Bourg d'Oisans > La Toussuire
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Etape 16 : Bourg d'Oisans > La Toussuire
Victoire de Mickael Rasmussen

Incroyable Tour de France. La 16e étape a chamboulé le destin de la course mercredi. Floyd Landis, à la dérive dans l'ascension finale vers La Toussuire, a perdu dix minutes et son maillot jaune. Il le cède à nouveau à Oscar Pereiro, qui devance sormais Carlos Sastre. Rasmussen s'offre l'étape.

On s'en
souviendra. Le Tour de France a posé sa caravane pour la première fois à la Toussuire. Nul doute qu'il y reviendra un de ces quatre, car cette 16e étape est appelée à entrer dans l'histoire. Au terme d'une des étapes les plus dingues de la dernière décennie, remportée en spécialiste des escapades solitaires par Michael Rasmussen, les fragiles certitudes nées des précédentes batailles viennent de voler en éclats dans la fournaise alpestre. Floyd Landis, leader bien plus fragile que ses rivaux ne l'imaginaient, a perdu son maillot jaune et le Tour avec. L'Américain, relégué à 10 minutes, ne figure même plus parmi les dix premiers du classement général.

Longtemps, on a
pourtant cru que cette étape, annoncée comme la reine des Alpes, et même la reine du Tour, nous laisserait sur notre fin. Un Galibier au train, une Croix-de-Fer en musardant, un Mollard avalé en somnolant, et voilà trois des quatre difficultés du jour escamotées par les ténors. Seul Michael Rasmussen animait un peu tout ça. Parti à 174 kilomètres de l'arrivée avec Sandy Casar et Tadej Valjavec, le Danois s'est rapidement retrouvé seul à l'avant de la course. Personne ne pourrait plus le rejoindre. Victoire d'étape et maillot à pois, le grimpeur de la Rabobank a réussi son coup. Le Tour s'est trouvé un nouveau Richard Virenque.

Ils ont aboli l'ennui

Pendant
ce temps, Floyd Landis, tout juste chatouillé par Levi Leipheimer, trop loin au général pour le menacer sérieusement, se frottait les mains. Personne ne l'attaquait. A n'y rien comprendre. A croire que les Menchov, Klöden, Sastre, Pereiro et Cie ne songeaient qu'au podium. On se voyait déjà en train de pester contre ces demi-champions petit bras, incapables de sauter sur la chance de leur vie. Puis tout a changé, brutalement, et l'ennui a été aboli. Pour de bon.

Le masqu
e est tombé à 11 kilomètres de l'arrivée. Une première accélération de Denis Menchov a laissé le Pennsylvanien sans réaction. L'incompréhensible tactique des T-Mobile lui permit alors de revenir au contact. Quelques hectomètres plus loin, une nouvelle attaque, plus tranchante encore, de Carlos Sastre, fit basculer définitivement le Tour. Figé sur le bitume, le regard perdu, Landis venait de comprendre que tout était fini pour lui. Complètement à la dérive, il n'a même pas pu compter sur le soutien d'une équipe Phonak trop limitée. Seul Axel Merckx, revenu de l'arrière, parvint à le tirer jusqu'au sommet. Trop tard.

Beau et pathétique à la fois

P
ar une curieuse confusion des sentiments, observer un maillot jaune en perdition a quelque chose de pattique et de beau à la fois. Comme si on avait rendu au Tour une certaine humanité. On peut être triste pour Landis, tout en étant heureux pour le Tour. Heureux, comment ne pas l'être non plus pour Oscar Pereiro. C'est à peine croyable, et pourtant l'Espagnol a récupéré le maillot jaune perdu la veille à l'Alpe d'Huez. Celui que l'on prenait pour un simple intérimaire du pouvoir ne fait plus rire personne. Ce Roger Walkowiak des temps modernes peut maintenant rêver à un sacre sur les Champs-Elysées. Et dire qu'il naviguait à une demi-heure au sortir des Pyrénées... Dingue, on vous dit.

Pereiro n'est plus
un leader de pacotille. Le patron, c'est lui. Troisième à La Toussuire, il devance désormais au général de 1'50" Carlos Sastre, le seul parmi les prétendants à lui avoir repris du temps à La Toussuire. Pereiro et Sastre. Tous deux venaient sur ce Tour en soutien de leur leader respectif, Valverde et Basso. Mais dans cette Grande Boucle privée de ses as, les valets se transforment en rois. Deux Espagnols au pouvoir, dix ans après la chute de Miguel Indurain, voilà qui n'était pas attendu.

Magnifique Dessel

Attention, toutef
ois. Pereiro n'a pas encore gagné le Tour. Outre Sastre, Andreas Klöden reste menaçant. L'Allemand s'est installé sur la troisième marche du podium provisoire, à 2'29" du leader. Les cinq premiers, de Pereiro à Cadel Evans, se tiennent encore en moins de trois minutes, et il reste une grosse journée jeudi, avec notamment Joux-Plane au menu. Même si nous ne sommes plus sûrs de rien, le successeur de Lance Armstrong se trouve probablement dans ce Top 5. Même Denis Menchov, qui a encore coincé dans le final, n'est pas complètement condamné. Mais le Russe a glissé au sixième rang, à près de quatre minutes. Il semble à bout.

Mais la plus belle surprise, parmi ces invités du même ordre, c'est sans doute Cyril Dessel. En trouvant des ressources insoupçonnées, que lui-même n'imaginait pas posséder, le Rhodanien est en passe de se tailler un destin de héros. Epaulé chez AG2R par un Christophe Moreau magnifique de dévouement, Dessel pointe encore à la quatrième place. A 14 secondes du podium. A 2'43" du maillot jaune. Autant dire presque rien dans une course aussi incroyable. Dans ce Tour complètement fou, pourquoi ne pas rêver? C'est le moment ou jamais.
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Bravo à Dessel, il a fait une super belle étape, bravo à Moreau qui a bien épauler Cyril!!C'est super 2 francais ds le top 10 du classement général!!!C'est vraiment un tour incroyable!!Bravo aux francais!!!
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>>>VIDEO<<<
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 13:57

Modifié le mercredi 19 juillet 2006 14:12

Lance Armstrong a effectué son grand retour sur la Grande Boucle, mardi....

Lance Armstrong a effectué son grand retour sur la Grande Boucle, mardi. Le Texan a rendu visite à ses amis de lquipe Discovery Channel, afin de leur apporter son soutien, mais il ne devrait pas croiser la route des organisateurs du Tour... Aujourd'hui, il a suivi l'étape 16, au coté de Johan Bruynel. Il suivra aussi la dernière étape sur les champs à Paris!

Lance Armstrong a effectué son grand retour sur la Grande Boucle, mardi....

# Posté le mercredi 19 juillet 2006 13:39

Modifié le mercredi 19 juillet 2006 14:06