Classement de l'étape 14

Classement de l'étape 14
Classement de l'étape 14

1 Pierrick Fedrigo (FRA) Bouygues Telecom 04:14:23.000 +
2 Salvatore Commesso (ITA) Lampre 04:14:23.000 +00:00:00.00
3 Christian Vandevelde (USA) CSC 04:14:26.000 +00:00:03.00
4 Christophe Moreau (FRA) AG2R Prevoyance 04:14:30.000 +00:00:07.00
5 Georg Totschnig (AUT) Gerolsteiner 04:14:30.000 +00:00:07.00
6 Stefano Garzelli (ITA) Liquigas-Bianchi 04:14:30.000 +00:00:07.00
7 Michael Boogerd (NED) Rabobank 04:14:30.000 +00:00:07.00
8 Christian Moreni (ITA) Cofidis 04:14:30.000 +00:00:07.00
9 George Hincapie (USA) Discovery Channel 04:14:30.000 +00:00:07.00
10 Cadel Evans (AUS) Davitamon-Lotto 04:14:30.000 +00:00:07.00
11 Alexandre Botcharov (RUS) Credit Agricole 04:14:30.000 +00:00:07.00
12 Christophe Rinero (FRA) Saunier Duval 04:14:30.000 +00:00:07.00
13 Damiano Cunego (ITA) Lampre 04:14:30.000 +00:00:07.00
14 Cyril Dessel (FRA) AG2R Prevoyance 04:14:30.000 +00:00:07.00
15 Denis Menchov (RUS) Rabobank 04:14:30.000 +00:00:07.00
16 Haimar Zubeldia (ESP) Euskaltel 04:14:30.000 +00:00:07.00
17 Marcus Fothen (GER) Gerolsteiner 04:14:30.000 +00:00:07.00
18 Frank Schleck (LUX) CSC 04:14:30.000 +00:00:07.00
19 Carlos Sastre (ESP) CSC 04:14:30.000 +00:00:07.00
20 Marzio Bruseghin (ITA) Lampre 04:14:30.000 +00:00:07.00
21 Andreas Klöden (GER) T-Mobile 04:14:30.000 +00:00:07.00
22 Tadej Valjavec (SLO) Lampre 04:14:30.000 +00:00:07.00
23 Axel Merckx (BEL) Phonak 04:14:30.000 +00:00:07.00
24 Patrik Sinkewitz (GER) T-Mobile 04:14:30.000 +00:00:07.00
25 Michael Rogers (AUS) T-Mobile 04:14:30.000 +00:00:07.00
26 Benoit Salmon (FRA) Agritubel 04:14:30.000 +00:00:07.00
27 Oscar Pereiro (ESP) Caisse d'Epargne 04:14:30.000 +00:00:07.00
28 Vladimir Karpets (RUS) Caisse d'Epargne 04:14:30.000 +00:00:07.00
29 Jose Azevedo (POR) Discovery Channel 04:14:30.000 +00:00:07.00
30 David Arroyo (ESP) Caisse d'Epargne 04:14:30.000 +00:00:07.00
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# Posté le dimanche 16 juillet 2006 12:30

Eape 14 : Montélimar > Gap

Eape 14 : Montélimar > Gap
Eape 14 : Montélimar > Gap
VICTOIRE DE PIERRICK FEDRIGO
Champagne pour Fedrigo !

Grand moment dmotion pour l'équipe Bouygues Telecom dimanche. Grâce à Pierrick Fedrigo, vainqueur plein de panache et de sang froid à Gap, la formation vendéenne signe son premier succès sur le Tour de France. C'est la troisième victoire française dans cette édition 2006.

Enfin ! Bien plus qu'une victoire, c'est une libération. En s'imposant dimanche, Pierrick Fédrigo a offert le plus beau des cadeaux à l'équipe Bouygues Telecom, et surtout à Jean-René Bernaudeau. L'emblématique manager attendait ça depuis sept ans, depuis la création de ce qu'il nomme affectueusement "le projet vendéen". Sept ans et autant de Tours de France, sous les couleurs de Bonjour, Brioches-la Boulangère et Bouygues Telecom, et toujours aucune victoire. Il commençait à se croire maudit, le Jean-René, pestant contre cette réussite qui s'acharnait à fuir les siens.

Ma
lgré les échecs et les désillusions, il ne s'est pourtant jamais départi de sa philosophie, basée sur la jeunesse, la formation, et surtout l'intégrité. Même s'il faut se garder des grandes phrases et des conclusions hâtives, donc dangereuses, c'est sans doute une certaine idée du cyclisme qui a triomphé à Gap. Elle n'est pas pour nous déplaire. Mais que ce fut dur, jusqu'au bout. Pour gagner, il fallait d'abord se glisser dans la bonne échappée, ce que les Bouygues n'avaient pas su faire la veille, sur la route de Montélimar.

Terrible chute

Cett
e fois, après un début d'étape incroyablement nerveux, Pierrick Fédrigo a su prendre le bon wagon, à un peu moins de 150 kilomètres de l'arrivée. Une première étape franchie. Autour de lui, du beau monde, avec le baroudeur belge Rik Verbrugghe (Cofidis), le redoutable Matthias Kessler (T-Mobile), l'expérimenté Mario Aerts (Davitamon), le rusé Salvatore Commesso (Lampre) et un homme en forme, David Canada (Saunier Duval), lauréat du Tour de Catalogne au mois de mai. Derrière, le peloton, gentiment mené par les équipiers du maillot jaune Oscar Pereiro, a constamment gardé les six hommes en ligne de mire, ne cédant jamais plus de six minutes.

La course a ensuite basculé au kilomètre 141. Au détour d'un virage gravillonné, l'échappée se retrouvait complètement décimée, perdant la moitié de ses éléments. Arrivé trop vite, Rik Verbrugghe, Matthias Kessler et David Canada se sont retrouvés au tapis. Un triple choc d'une violence inouïe, tant au niveau sonore que visuel. Des trois, seul Kessler fut en mesure de repartir. Choqué, l'Allemand a terminé à 12 minutes du vainqueur à Gap. Canada, touché à la clavicule, s'est arrêté là. Le plus salement touché était Verbrugghe. Passé par-dessus la glissière de sécurité, tout comme Kessler d'ailleurs, le Belge gisait dans des ronces. Evacué au bout de plusieurs minutes, il souffrirait d'une fracture du fémur.

cidément, les arrivées à Gap possèdent une propension certaine à nouer des drames. En 2003, on se souvient de la terrible chute de Joseba Beloki dans la descente de la Côte de la Rochette. L'Espagnol ne s'en est jamais remis. On souhaite à Rik Verbrugghe un rétablissement plus souriant. En une poignée de secondes, le clan des ptendants venait en tout cas sérieusement de se réduire, se limitantsormais à Aerts, Fédrigo et Commesso. Le dernier nommé fut aussi le premier à céder, dans le col de la Sentinelle, juge de paix du jour avec son sommet situé à neuf kilomètres de l'arrivée.

En vieux briscard

Dés
ormais au coude-à-coude avec Commesso, Fédrigo devait alors se méfier sur deux tableaux: surveiller l'Italien du coin de l'oeil tout en guettant le retour d'un peloton de plus en plus pressant. Au sommet, avec une avance réduite à 35 secondes, on ne donnait plus cher du tandem franco-italien. Dans la descente, sous l'impulsion notamment d'un Yaroslav Popovych déchaîné et d'un Christophe Moreau très actif, la marge continua de chuter pour se limiter à un peu plus de dix secondes à 200 mètres de la ligne. Suffisant, malgré tout, pour résister in extremis à l'ultime baroud de Christian Vandevelde, venu mourir sur les deux hommes de tête.

Seul
un obstacle séparait donc encore Bernaudeau de son grand bonheur. Et Commesso, double vainqueur d'étape sur le Tour, en 1999 et en 2000, n'était pas le premier venu. Il a fallu plus que des jambes à Pierrick Fédrigo pour manoeuvrer l'Italien. Il a su le faire avec une intelligence de vieux briscard pas toujours de mise chez les coureurs français. Calé dans la roue du Transalpin, le Marmandais l'a laissé mijoter jusqu'aux 200 mètres, l'obligeant à lancer le sprint pour mieux le manger. Du grand art. Sept ans de frustration, plus que de malheur, venaient de prendre fin. Pour un bonheur difficilement descriptible à voir les larmes de Bernaudeau.

VIDEO

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 12:26

Modifié le lundi 17 juillet 2006 06:38

Les principales réactions

Les principales réactions
Les principales réactions enregistrées samedi à Montélimar, à l'issue de la treizième étape du Tour de France 2006. Oscar Pereiro reste lucide sur sa prise de pouvoir, Sylvain Chavanel a raté le coche et les directeurs sportifs regrettent le manque de courage de la Phonak.

Oscar Pereiro (Esp, Caisse d'Epargne): "J'étais vraiment pas sûr de pouvoir récupérer la demi-heure manquante pour prendre le maillot jaune. Ça va me permettre de me retrouver parmi les meilleurs du Tour de France. On s'attendait à ce que la Phonak ne réagisse pas. Je suis très heureux, mais je sais bien que ça ne les dérange pas trop que j'ai le maillot."

Sylvain Chavanel (Cofidis): "C'est une grosse déception. J'y croyais beaucoup. Sur un relais, j'ai voulu retourner en dernière position derrière Quinziato. Il n'a pas voulu relayer. On a joué, on a perdu tous les deux. Je me demande si je vais finir par en gagner une (étape). On était serein. Ce n'était pas usant, même s'il a fait très chaud. Un succès aurait été l'étincelle. Je vais essayer de nouveau, je suis loin au général. Il faut tenter. J'essaye un maximum mais cela ne veut pas sourire. Cela m'a fait très plaisir d'entendre mon nom sur les bords des routes, beaucoup de gens m'ont encouragé, de vrais supporteurs."

Alain Gallopin (directeur sportif de la CSC): "Il y a des jours où ça sourit. Ce n'était pas une tactique délibérée de mettre Voigt devant. Jens est pratiquement tous les jours dans les échappées. Demain, il va sans doute se tenir tranquille. On a eu une première semaine difficile, mais on a su garder nos valeurs et notre travail d'équipe. Le sponsor nous a soutenus. On lui doit le respect."

Jens Voigt (All, CSC): "Je n'avais peut-être pas les meilleures jambes de ceux qui étaient dans l'échappée. Mais j'étais celui qui voulait le plus la victoire. Par rapport à moi, car j'avais terminé dernier du contre-la-montre. Par rapport à l'équipe aussi. Nous ne sommes plus que six coureurs. Nous avons eu quatre chutes, beaucoup de malchance. Le moral est revenu dans l'équipe. Quand je suis venu dans l'échappée, je me suis dit: 'Non, pas encore moi'. Mais le coup est parti. Dans le final, je me suis dit: 'Cette étape est pour moi'. J'ai dit à Pereiro qu'il avait de bonnes chances de prendre le maillot jaune, qu'il avait intérêt à collaborer avec moi. Je suis très content. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que j'avais réalisé un bon Tour. Je me suis ôté un gros poids des épaules. J'ai sauvé mon affaire."

Michel Laurent (Directeur sportif du Crédit Agricole): "Phonak a peur de ne pas pouvoir assurer son rôle de leader dans les Alpes. Ils ont sans doute espéré filer le maillot à une équipe qui leur donnera ensuite un coup de main. D'autres équipes auraient peut-être dû rouler pour le podium car ça pourrait être gênant pour eux à l'avenir."

Vincent Lavenu (directeur sportif d'AG2R): "Ce n'était pas notre intérêt de tenter de reprendre le maillot jaune. Phonak avait visiblement choisi de s'en débarrasser. Pendant deux jours, nous, on a joué le coup. Je pense qu'il y a des calculs plutôt que des arrangements dans le peloton. Il est vrai que les équipes ne courent plus comme avant. Personne n'assume le jaune. Tout le monde a peur des semaines à venir. Je ne suis pas certain que la Phonak puisse de toute façon le défendre en montagne. C'est sans doute pour ça qu'ils l'ont donné à Pereiro, pour se décharger des efforts qui sont liés."
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# Posté le samedi 15 juillet 2006 16:14

Classement de l'étape 13

Classement de l'étape 13

1 Jens Voigt (GER) CSC 05:24:36.000 +
2 Oscar Pereiro (ESP) Caisse d'Epargne 05:24:36.000 +00:00:00.00
3 Sylvain Chavanel (FRA) Cofidis 05:25:16.000 +00:00:40.00
4 Manuel Quinziato (ITA) Liquigas-Bianchi 05:25:16.000 +00:00:40.00
5 Andriy Grivko (UKR) Milram 05:31:00.000 +00:06:24.00
6 Robbie McEwen (AUS) Davitamon-Lotto 05:54:33.000 +00:29:57.00
7 Bernhard Eisel (AUT) Française des jeux 05:54:33.000 +00:29:57.00
8 Tom Boonen (BEL) Quick Step 05:54:33.000 +00:29:57.00
9 Carlos Da Cruz (FRA) Française des jeux 05:54:33.000 +00:29:57.00
10 Arnaud Coyot (FRA) Cofidis 05:54:33.000 +00:29:57.00

11 Marco Velo (ITA) Milram 05:54:33.000 +00:29:57.00
12 Thor Hushovd (NOR) Credit Agricole 05:54:33.000 +00:29:57.00
13 Francisco Jose Ventoso (ESP) Saunier Duval 05:54:33.000 +00:29:57.00
14 Luca Paolini (ITA) Liquigas-Bianchi 05:54:33.000 +00:29:57.00
15 Erik Zabel (GER) Milram 05:54:33.000 +00:29:57.00
16 Gert Steegmans (BEL) Davitamon-Lotto 05:54:33.000 +00:29:57.00
17 Daniele Bennati (ITA) Lampre 05:54:33.000 +00:29:57.00
18 David Kopp (GER) Gerolsteiner 05:54:33.000 +00:29:57.00
19 Björn Schröder (GER) Milram 05:54:33.000 +00:29:57.00
20 Nicolas Portal (FRA) Caisse d'Epargne 05:54:33.000 +00:29:57.00
21 Philippe Gilbert (BEL) Française des jeux 05:54:33.000 +00:29:57.00
22 Sebastian Lang (GER) Gerolsteiner 05:54:33.000 +00:29:57.00
23 Julian Dean (NZL) Credit Agricole 05:54:33.000 +00:29:57.00
24 Christophe Laurent (FRA) Agritubel 05:54:33.000 +00:29:57.00
25 Miguel Angel Martin Perdiguero (ESP) Phonak 05:54:33.000 +00:29:57.00
26 Cyril Dessel (FRA) AG2R Prevoyance 05:54:33.000 +00:29:57.00
27 Matej Mugerli (SLO) Liquigas-Bianchi 05:54:33.000 +00:29:57.00
28 Jimmy Casper (FRA) Cofidis 05:54:33.000 +00:29:57.00
29 Floyd Landis (USA) Phonak 05:54:33.000 +00:29:57.00
30 Inaki Isasi (ESP) Euskaltel 05:54:33.000 +00:29:57.00
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# Posté le samedi 15 juillet 2006 16:05

Etape 13 : Béziers > Montélimar

Etape 13 : Béziers > Montélimar
Etape 13 : Béziers > Montélimar
Victoire de Jens Voigt
Bravo à Sylvain Chavanel pour sa belle échappée avec Jens Voigt, Manuel Quinziato et Andrei Grivko, dommage il manque de peut la victoire en terminant 3e!

Jens Voigt a remporté une drôle d'étape à Montélimar, où le peloton est arrivé avec 30 minutes de retard. Floyd Landis n'avait visiblement pas très envie de conserver le maillot jaune, qui atterrit du coup sur les épaules d'Oscar Pereiro. Battu par Voigt au sprint, l'Espagnol n'a pas tout perdu !

Décid
ément, ce Tour 2006 n'est pas un Tour comme les autres. On croyait avoir trouvé quelques certitudes dans les Pyrénées. Raté. Il aura suffi d'une étape de transition, dans le Midi, pour bouleverser le fragile ordre établi. Cette 13e étape entre Béziers et Montélimar n'avait pourtant rien pour rester dans les mémoires. Et pourtant. Fait unique dans l'ère moderne, un coureur a effacé plus de 28 minutes de retard au classement général pour endosser le maillot jaune. Profitant de l'extrême mansuétude du peloton, Oscar Pereiro a réussi ce tour de force, ou plutôt ce tour de farce.

Samedi matin, l'Espagnol pointait à la 46e place, à 28'50" de Floyd Landis. Le voilà désormais installé au sommet de la hiérarchie. Il n'est pas loin d'être le plus improbable maillot jaune de l'histoire. Non qu'il n'en possède pas les qualités. 10e à Paris ces deux dernières années, Pereiro n'est pas le premier venu et rien ne dit d'ailleurs que certains ne regretteront pas de lui avoir alloué une telle liberté. Mais compte tenu de sa position de départ, son accession sur le trône semblait plus qu'invraisemblable.

L'aveu de faiblesse des Phonak

Co
mment en sommes-nous arrivés là? Il faut chercher les explications du côté de chez Phonak. Contrairement à ce qu'il affirmait voilà encore deux jours, Floyd Landis ne doit pas être complètement rassuré par son équipe. L'Américain avait déjà permis à Yaroslav Popovych de se replacer samedi à Carcassonne. Cette fois, il s'est carrément débarrassé du maillot jaune. Il n'y a pas d'autres mots. La formation suisse n'aura donc pas le poids de la course en entrant dans les Alpes, mardi. Tactiquement, le coup s'avèrera peut-être payant. Mais quel aveu de faiblesse, tout de même...

Po
ur Pereiro, l'aubaine était trop belle. Lorsqu'il s'est échappé après 20 kilomètres de course, soit à 210 bornes de l'arrivée, le coureur de la Caisse d'Epargne était sans doute très loin de s'imaginer en jaune quelques heures plus tard. Il n'avait alors que l'étape dans la tête, comme ses quatre compagnons d'échappée, Jens Voigt, Sylvain Chavanel, Manuel Quinziato et Andrei Grivko. Pourtant, à 25 kilomètres du but, l'incroyable devint réalité: Pereiro était maillot jaune virtuel. "Merci les Phonak pour cette journée de tourisme", pouvait lancer un Christophe Moreau hilare, au coeur du peloton.

Chavanel, encore raté

Sou
s la canicule, il y avait bien deux courses, l'impression visuelle suffisant à elle seule à traduire la différence de rythme entre l'échappée et le gros de la troupe. Devant, on ne musardait pas. Grivko fut le premier à se découvrir, mais l'Ukrainien n'en pouvait plus. Chavanel et Quinziato, les plus rapides au sprint, semblaient également les plus costauds du groupe, mais ils allaient se laisser piéger par l'accélération de Voigt à quatre kilomètres de l'arrivée. Seul Pereiro avait suivi. Dommage pour Chavanel, dont le profil de puncheur collait à cette étape. Il laisse filer une nouvelle occasion d'ouvrir son palmarès sur le Tour.

Da
ns ce genre de final, ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne, mais le plus malin et le plus volontaire. Jens Voigt l'a prouvé en s'arrachant pour régler Pereiro au sprint. Cinq ans après son premier succès, à Sarran, l'Allemand décroche un nouveau bouquet. Il redonne le sourire à une équipe CSC maudite depuis le départ de Strasbourg. Mais Pereiro n'a vraiment pas tout perdu. Jusqu'au bout, le peloton est resté fidèle à son train de sénateurs, pour arriver avec 30 minutes de retard. L'Espagnol est en jaune, avec 1'29" d'avance sur Landis. Drôle de journée. Drôle de Tour...

# Posté le samedi 15 juillet 2006 15:58